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TOUT CONTRE LE FEU ET L’EFFRACTION

Le casse d’un autre siècle

Le casse d’un autre siècle

En butinant par ci et par là sur de toutes sortes de documents à la recherche de faits particuliers liés à la sécurité (déformation professionnelle oblige), je suis tombé sur une histoire totalement oubliée. Une affaire d’une actuelle analogie frappante avec le casse du Louvre.
Cette histoire se déroule à Paris, 11 septembre 1792. En pleine tourmente révolutionnaire, la France va connaître le véritable « casse du siècle ».
Vous n’en avez jamais entendu parler ? Alors installez-vous ! Je vous raconte comment une poignée de brigands a profité d’une faille systémique pour signer le plus grand braquage de l’époque :
Il faut savoir que le fabuleux trésor des rois de France était stocké à l’Hôtel du Garde-Meuble (actuel Hôtel de la Marine)… dans un garde-meuble en bois.
Parmi un tas de cailloux de grande valeur, il y avait la couronne de la reine et surtout Le Régent, un diamant de 140 carats d’une valeur inestimable. Bref au total la bagatelle de 23 millions de livres de l’époque.

Une bande de petits truands repèrent une faille de sécurité majeure. (Le bâtiment étant très mal gardé par-dessus le marché.
Les voilà installés facilement dans la salle des trésors mais au lieu de faire main basse de suite, ils s’y installent.
Pendant plusieurs nuits consécutives ils reviennent dans le Garde-Meuble, amènent des complices, des filles, de la nourriture et du vin.
Les voilà installés sur place pour festoyer, boire et manger tout en vidant les coffres.
Peut-être trop avinés et déconnectés de la réalité revoilà nos héros appréhendés par la police le 17 septembre 6 jours après, au milieu des bouteilles vides et des restes de casse-croûte.
La gueule de bois ne fut pas drôle pour la plupart mais surtout sévère pour cinq d’entre-eux, condamnés à mort.
Il faut dire qu’à cette époque les têtes tombaient aussi facilement que les feuilles des arbres en automne.
Pour conclure ; la plupart des joyaux retrouvés et le diamant finira plus tard sur l’épée de Napoléon.
Personnellement malgré mon aversion pour les malfrats, je ne puis empêcher une douce mansuétude pour ces huluberlus d’avantage paillards que criminels et qui ont chèrement payé le prix d’une rigolade. Et vous ?
‘’mais où sont les voyous d’antan ?’’
‘Ballade des voyous du temps jadis’’
de S Cerutti

Testez la véracité de notre promesse !
Laisse-nous vous surprendre agréablement.

Votre dévoué.